Pascaline Kromicheff, mémographe*

*n.m. pour l’instant absent de tout dictionnaire (lat. memoria, mémoire et gr. graphein, écrire)
Personne qui fait profession de rédiger des textes à partir des souvenirs qui lui sont confiés, afin de les valoriser dans des livres illustrés et de les conserver pour les générations futures

On connaît l’écrivain public, qui se charge le plus souvent de rédiger des documents administratifs, lettres, discours... Je serais plutôt “écrivain privé”, "ghost writer", “nègre” ou "mémographe", car ma vocation est de vous aider à rédiger le livre de votre vie.

Il ne m’était jamais arrivé de rester ainsi scotchée durant des heures devant les chaînes d’information, sur les réseaux sociaux, radio allumée, lisant, écoutant, regardant, comparant les analyses, les réactions, les commentaires, les discours de tous bords. L’émotion a parlé en premier face à cette attaque d’une brutalité inouïe dans les locaux de Charlie Hebdo, à Paris, mercredi 7 janvier 2015 à 11h30. J’ai eu mal pour les victimes et leurs proches, j’ai eu mal aux droits fondamentaux de notre République, bafoués d’un tir de mitraillette qui a, sans aucune pitié, tué douze personnes et tenté d’abattre un “symbole” de la liberté.